Cambriolages : retour sur un phénomène anxiogène !

Il s’agit là de la hantise la plus répandue en termes de sécurité privée : la peur de se faire cambrioler. Cette crainte est légitime, notamment lorsque l’on se penche sur les chiffres annuels du ministère de l’Intérieur. En effet, ce ne sont pas moins de 230.000 entrées par effractions au sein de domiciles privées qui ont été recensés en 2018. Ces délits sont-ils en hausse ? En baisse ? Comment s’en protéger ? Décryptage d’un phénomène anxiogène au fil des années.

Une forte hausse dans les années 2010 !

C’est un constat accablant, les années 2010 ont connus une hausse démesurée du nombre de cambriolages en France. Si le taux était plutôt stable entre 2007 et 2009, c’est clairement dans la décennie actuelle qu’un pic a émergé. Ainsi, de 169.000 en 2009, nous sommes passés à plus de 230.000 en 2018, ce qui est considérable. De plus, il est difficile de statuer efficacement sur ces chiffres, car les bilans des dernières années montrent qu’un phénomène de « yo-yo » s’opère. Certaines années sont donc plus noires que d’autres, même si l’on peut constater une baisse depuis 2017.

Ces données démontrent également un détail très important. Il est indiqué dans le bilan de l’année 2018 distribué par le Ministère de l’Intérieur qu’une plainte déposée après un cambriolage n’est jamais systématique. Il y a donc encore des variables inconnues qui, sans êtres comptabilisées dans les rapports, existent belles et biens. Il est donc primordial d’aller porter plainte à la suite d’un délit de ce type, et ce même si vous pensez que cela est inutile ou ne vous servira pas.

Plusieurs régions concernées !

S’il est coutume d’accorder la palme des cambriolages à l’Île-de-France, en raison du nombre d’habitants et du territoire occupé, d’autres régions Françaises sont également dans le rouge et dépassent même la capitale. Ainsi, entre les deux dernières années, il a été remarqué que les zones ci-dessous étaient les plus touchées (par ordre de gravité) :

  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Pays de la Loire
  • Île-de-France

Les régions les moins touchées, toujours entre 2017 et 2018 sont la Corse, l’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine.

Comment se protéger efficacement ?

Plusieurs solutions s’offrent à l’usager qui souhaite renforcer la sécurité de son logement. La première idée qui traverse les esprits est sans conteste la pose d’alarmes de sécurités. Simples, efficaces et discrètes, ce type de protection a fait ses preuves, mais possède un inconvénient non-négligeable : son unique fonction d’apeurer l’intrus. En effet, les alarmes (quelles soient sonores ou non) sont conçues pour émettre des signaux destinés à effrayer le cambrioleur lambda. Cependant, cela ne repousse pas toujours les assaillants. Ils ont conscience qu’ils possèdent un minimum de temps pour commettre leurs méfaits.  De plus, le temps que les forces de l’ordre parviennent sur les lieux, l’individu est souvent bien loin.

Il faut savoir qu’un cambriolage ne dure jamais plus d’une vingtaine de minutes. Ces actes sont souvent organisés, rapides et assez chaotiques pour ne pas pouvoir prédire le comportement d’un malfaiteur. Et le premier obstacle qu’un cambrioleur rencontre : c’est la porte d’entrée, et dans 90% des cas, c’est par là que l’intrus s’invite dans le logement. Il convient donc de choisir une porte blindée (avec un haut niveau de certification) afin de retarder au maximum la progression de l’individu.

Pour conclure, il faut prendre conscience que les meilleures protections du monde ne garantissent jamais un « risque zéro » de cambriolages. Tout ce qu’il est possible de faire, c’est d’améliorer la sécurité de son domicile au maximum et de choisir les bons matériaux ainsi que les bons professionnels qui vous fourniront ces services.

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